NSDAP/AO Français

 

 

Ancien de la L.V.F, Jean CASTRILLO quittait le lycée :

 

« Je faisais mes études, je voulais être professeur d’histoire et, j’ai abandonné mes études après mon bac philo pour partir en Russie. »

L’ancien sergent-chef de la L.V.F qu’est Jean CASTRILLO témoigne sur cet aspect :

« Il y avait des » gamellards « , des droit commun, mais par la suite c’était gommé. Ils n’étaient pas tous comme ça. Il y avait les combattants de l’armée régulière et de la Légion étrangère. »

« Je ne crois pas à l’engagement mercenaire, car 1,25 Reichsmark par jour, c’est peu. »

Il faut, tout de même dire que les annonces et encadrés des journaux mettent bien l’accent sur « de très belles conditions, très avantageuses » d’engagement. Les articles insistent sur les « très belles conditions matérielles pour les engagés et leurs familles. »

Jean CASTRILLO, engagé en 1942 à la L.V.F, venait du P.P.F. Il témoigne :

« Les non-motivés idéologiquement à la L.V.F, c’était un sur quatre. Il y avait certaines unités qui étaient très politisées. »

Jean CASTRILLO nous raconte :

« Mon père est entré au P.P.F en 1937 et je suis entré aux Jeunesses populaires françaises en 1938. Dès l’âge de quinze, seize ans, j’ai milité au P.P.F. DORIOT considérait que la L.V.F était un peu son bien, donc il fallait que des gens du parti s’engagent. C’est par motivation politique et aussi parce que je suivais les consignes que mon parti me donnait. Je suis un engagé politique à fond. »

En arrivant à la L.V.F, Jean CASTRILLO est :

« … tombé dans une des compagnie les plus politisées du bataillon. J’étais toujours politiquement relié à Paris. Il y avait toujours une correspondance assez étroite entre nous et le parti. D’ailleurs, à la Waffen-ϟϟ, je serai propagandiste de la compagnie pour le parti avec l’autorisation du Général KRUKENBERG. »

Comme l’indiquent Henri SIMON et Jean CASTRILLO dans leurs témoignages, la légion antibolchevique devient une annexe du P.P.F.

Jean CASTRILLO raconte la situation qui fut la sienne au moment de mettre l’uniforme allemand.

Endosser l’uniforme « m’a posé un problème parce que jusqu’en 1940, le P.P.F n’était pas particulièrement germanophile. Mon engagement sous l’uniforme allemand m’a coûté, mais, au fur et à mesure que le temps et les années passaient, je suis devenu national-socialiste. Après Stalingrad, plus la situation était mauvaise, plus je considérais que je faisais corps avec l’ensemble de l’Allemagne. J’ai longtemps hésité. On s’engageait alors au n°19 de la rue de Saint-Georges à Paris, et je suis arrivé à huit heures du matin et j’ai signé mon engagement à huit heures du soir. J’ai pesé le pour et le contre. »

Le mot « anciens ϟϟ » est maladroitement utilisé par certains auteurs, car pour un Waffen-ϟϟ dont « l’honneur s’appelle fidélité » au serment à Adolf HITLER, il « reste un Waffen-ϟϟ jusqu’à la fin de ses jours » comme me le dira, entre autres, Jean CASTRILLO.

Pour Jean CASTRILLO, « c’est très simple« , la famille de son père est d’origine espagnole et la famille de sa mère est d’origine alsacienne. Une grande partie de sa famille en Espagne a combattu dans les rangs nationalistes pendant la guerre civile. Il a eu deux cousins fusillés à Madrid; par conséquent, il était motivé par la lutte antibolchevique en France mais, avait aussi, de par sa famille, une vision européenne.

« Du côté de la famille de ma mère, c’étaient des gens très patriotes, des Alsaciens de l’intérieur très anti-allemands, ce n’étaient pas des autonomistes alsaciens; alors que mon père considérait que l’Allemagne avait aidé FRANCO à gagner la guerre. J’ai connu des Anarchistes espagnols en France. Les Anarchistes ont été mal traités parce que le P.C stalinien espagnol était aux ordres de Moscou. J’avais une vision européenne du fait que ma mère était alsacienne et mon père espagnol. Tout jeune, je disais: » Mon village, c’est la France, ma patrie, c’est l’Europe. » (en 1936/1937). »

Jean CASTRILLO avait déjà très jeune une vision de l’Histoire de l’Europe. « L’Histoire de la France n’était pas compartimentée, mais intégrée dans un processus général de l’Europe. » Jeune, il voulait devenir professeur d’Histoire.

Pour Jean CASTRILLO, le transfert à la Waffen-ϟϟ ne pose aucun problème. « Mon passage de la L.V.F à la Waffen-ϟϟ était une suite logique à mon engagement. »

En parlant des deux régiments d’infanterie de la division CHARLEMAGNE, cet engagé politique du P.P.F qu’est Jean CASTRILLO, nous dit:


« Le 57ème et le 58ème n’avaient pas le même mental que la L.V.F. Les survivants de la L.V.F ont servi d’encadrement dans le 58ème régiment de la » CHARLEMAGNE » aux formations qui arrivaient de France. dans ma compagnie, nous avions touché des miliciens, des gens de la Kriegsmarine, du SK der OT. A la » CHARLEMAGNE « , nous (les P.P.F) restons fidèles au parti, mais le mental a changé. »

 


 

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